RETOUR ACCUEIL




[ N° 1 ] <<    [ N° 2 ] <<    [ N° 3 ] <<    [ N° 4 ] <<    N° 5 du 01/04/05    

Phase 5 branchements et mise en route

Nous voici donc parvenus à la dernière étape de cette intervention, la plus attendue, le raccordement du groupe propulseur, le remplissage des divers fluides et …….LA MISE EN ROUTE !


            

Etant donné le haut degré de finition réclamé par Eric, il va sans dire que le montage d’un “kit filtre à huile séparé” s’imposait sur ce véhicule. Le remontage du groupe dans l’auto s’en trouve d’autant plus facilité.
Sur la photo de droite, on remarquera un cheminement inhabituel du câble de batterie arrivant au démarreur. Ce positionnement permet de l’abriter derrière la tôle de protection (absente au moment du cliché). Le maintien correct dans la position désirée est assuré par un collier pris sur la vis de fixation inférieure du démarreur, un pliage modifié de la tôle étant également nécessaire. Une gaine haute température céramique/silicone vient compléter l’efficacité de l’ensemble

                


Cheminement, protection et fixation des canalisations d’huile moteur et embrayage sont évidemment réalisés avec le plus grand soin. Brides de fixation d’origine, colliers plastique, agrafes, tout est bon pour éviter d’éventuelles interférences génératrices d’usure.


   

A l’occasion du remontage des demi-trains, amortisseurs filetés et flexibles de frein aviation sont installés, les bras de suspension inférieurs, munis d’un renfort en demi tube sur toute leur longueur (difficilement visible sur la photo) ont été traités anticorrosion par galvanisation à chaud.
La commande de boîte est quant à elle modifiée Renault Sport avec le montage d’un ensemble à rotule parfaitement conforme au modèle, notammentla rotule située à l’extrémité de la commande (désignée d’une flèche sur la photo ci dessus) qui est de diamètre 10, nécessitant la soudure d’une pièce de dimension supérieure en bout de barre et la réalisation d’entretoises spéciales permettant la liaison entre la rotule de 10 et le sélecteur de boîte à l’aide d’une vis de 8, ledit sélecteur ne pouvant être agrandi à 10 . Toutes ces pièces sont bien sûr disponibles sous forme d’un kit complet prêt à monter (il faut quand même pouvoir souder l’embout fileté à 10), référence et tarif sont dans notre rubrique catalogue.

      


La mise en place des durites d’eau et le remplissage des divers fluides n ‘offrant rien de bien particulier à vous montrer (pour ceux qui ne le saurait pas encore, rappelons tout de même que la quantité d’huile de boîte et de 2.8 L et qu’il ne faut en aucun cas remplir jusqu’au bouchon), pas de photo, ces dernières opérations réalisées, le moment est venu de “mettre en route ”. Comme pour tout moteur neuf la pression d’huile est montée au démarreur (sans les bougies, merci pour lui) module d’allumage débranché. Une fois le témoin de pression éteint et le manomètre décollé, il est temps de remonter et brancher l’allumage est ensuite…. Moteur ! La mise en température est alors soigneusement effectuée et surveillée avec la plus grande attention, la purge du circuit de refroidissement est finalisée (elle n’est jamais parfaite à l’arrêt). Une fois la bonne température atteinte, le calage de l’avance à l’allumage est réalisé. Pour ce faire une bonne lampe stroboscopique à déphasage est suffisante mais la plus grande précision est requise, un calage à 3000 tr/mn, indispensable sur un moteur préparé est à mon avis conseillé de toute façon même pour une mécanique de série (la valeur n’étant évidemment pas la même). Le réglage de la richesse ne présente pas non plus de particularités même en version 200CV, la valeur conseillée à l’époque de 1.5 à 2 convenant très bien.


      

Une bonne inspection de l’ensemble après ces premiers tours permet de vérifier que la qualité du côté pile ne cède en rien à celle du côté face, c’est bien souvent le soin apporté “à tout ce qui ne se voit pas” qui détermine qualité et fiabilité d’un travail.

















Le remontage est arrivé dans sa phase finale, tôle écran, barre anti-rapprochement, tube d’évacuation d’air chaud et autres détails retrouvent leur place.



Avant le remontage du couvre réservoirs, un premier roulage a été effectué le plein d’essence réalisé et l’étanchéité des dits réservoirs soigneusement contrôlée. Même les derniers détails ne seront pas négligés, recollage des mousses isolantes, lavage des moquettes (qu’Eric, propriétaire de cette auto a tenu à faire lui même), montage de ferrures de pare-chocs galvanisées




Fin : Bonne route Eric...